Mirages, installation visuelle et sonore, juin 2017, ECAV, Sierre Vue d'ensemble Son salle

Mirages, installation visuelle et sonore, juin 2017, ECAV, Sierre Vue rapprochée Son casque

Dans Mirages, la lumière entoure le spectateur et son attention est captivée par l’effet stroboscopique ainsi qu’un son composé d’une large gamme de fréquences.

Les tentatives de rationalisation de ses perceptions sont vaines. Il ne peut ni comprendre les enchaînements de couleurs qui composent le blanc, ni percevoir simultanément toutes les fréquences qui composent le son. Cette impossibilité de saisir le phénomène dans son entier le met face à la difficulté de distinguer ce qui est généré par le dispositif de ce que son cerveau reconstruit.

Il doit donc se laisser aller, et la saturation qu’il ressent le fait passer dans un état de conscience modifié dans lequel il peut influencer, dans une certaine mesure, les couleurs, formes et sons qu’il perçoit. Ainsi, il peut se réapproprier le dispositif et créer son propre espace.

Parce qu'il comporte une part d'abstraction, le dispositif laisse de la place à l’imagination du spectateur. Les télévisions sont détournées de leur usage commun. D'appareils de diffusion ou de contrôle, elles deviennent des outils inductifs permettant au spectateur de voyager à travers ses propres perceptions et pensées.

La visibilité du dispositif et la possibilité offerte par les casques audios d’écouter ou non le son aident le spectateur à se faire une vision critique de l’œuvre.