Contrastes vibratoires, installation visuelle et sonore, décembre 2018–janvier 2019, Cantonale Berne Jura, Centre Pasquart, Bienne

Contrastes vibratoires, installation visuelle et sonore, janvier 2017, Halles Usego, Sierre

Contrastes vibratoires, installation visuelle et sonore, janvier 2017, Halles Usego, Sierre

Des couleurs sont projetées sur les deux faces d’un panneau, puis se reflètent sur les murs de la salle. Deux variations sonores, dont l’écart de hauteur est constant, se mélangent dans l’espace. Les couleurs tout comme les sons sont intensifiés par leur complémentarité.

L'image et le son attirent le spectateur, mais ils sont insaisissables, car dans un perpétuel mouvement. L'effet de pixellisation sur les projections captive l’attention du spectateur mais complexifie en même temps le visuel, de sorte qu’il soit impossible de saisir le phénomène dans son entier. L’apparition des aplats de couleurs crée la sensation que l’image ou le son vont s’arrêter, mais rien ne s’arrête. La stabilité est suggérée mais jamais atteinte, bien qu’un équilibre se forme à travers la complémentarité constante. En résulte un état de tension entre équilibre et contraste.

Lorsque le spectateur accepte qu’il n’y ait pas de dénouement et qu’il ne peut pas saisir l'œuvre dans sa totalité, il peut se faire emporter par le flux de la succession des variations et aller vers un état de contemplation dans lequel sa perception du temps n’est plus déterminée par des évènements précis mais plutôt par des transformations progressives, créant la sensation que le temps se dilate et permettant une transformation de son état de conscience